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Projet « FERMER LES YEUX POUR VOIR » en partenariat avec le Comité Louis Braille

 

FR. 

« Faire ses courses, acte incontournable de la vie quotidienne, révèle les difficultés d’accès à l’information de façon flagrante. La mise au point d’une communication pour tous était judicieuse mais, face à la diversité des besoins, quelque peu ambitieuse… En cela, une précieuse amélioration est apportée grâce au travail réalisé par Audrey DODO sur le packaging proprement dit des produits et par la conception  d’étiquetages accessibles. Audrey a su convaincre et s’entourer du partenariat du Comité Louis Braille. Les déficients visuels, séduits par la démarche, ont participé à l’évaluation des difficultés et des besoins ainsi qu’aux différents tests nécessaires à l’élaboration du projet.

Toutes nos félicitations à Audrey DODO pour son projet qu’elle a su mener à bien avec méthode, rigueur et détermination, contribuant ainsi à un peu plus de confort dans la vie quotidienne des déficients visuels. »

  

Christian Cordier, secrétaire général de l’Amitié des Déficients Visuels de Lyon et du Centre-Est.

Alain Duchon-Doris, président du Comité Louis Braille.

  

EN.  

« Doing food shopping , an inescapable moment in our daily life, points out the difficulties of accessing information. Making a food graphic design which involves everyone was sensible, but quite ambitious, considering the diversity of needs. To this point, a  valuable improvment is brought, thanks to Audrey DODO’s work, to the packaging itself and accessible tags. Audrey convinced us, and surrounded herself with the Comité Louis Braille partnership. Sight deficient people, captivated by this approach, took part in the definition of difficulties and needs, as in various necessary tests to the project’s development.

Congratulations to Audrey DODO for her project which she completed successfully with method and determination, contributing towards comfort in sight deficient people’s daily lives. »

 

Christian Cordier, secretary general of « l’Amitié des Déficients Visuels » in Lyon and East center.

Alain Duchon-Doris, director of  « Comité Louis Braille ».

 

FR. 

Lorsque certaines enseignes se penchent sur le problème de l’identification des produits alimentaires, c’est par l’emploi du braille qu’elles y répondent. Cette initiative bien que louable puisqu’elle a le mérite d’exister, montre bien qu’aucune étude n’a été menée pour définir clairement les besoins afin d’y répondre de manière juste. La mise en place du braille sur les packagings correspond plus à la volonté d’améliorer son image de proximité que d’apporter une aide concrète. En effet, la maîtrise du braille est pratiquement réservée aux aveugles de naissance qui représentent une infime proportion de la population déficiente visuelle. La majorité des personnes aveugles a connu la cécité tardivement et il leur est impossible d’apprendre ce langage. On estime que 10% à 15% seulement des non-voyants possèdent la maîtrise du braille, soit environ 8 000 personnes, ce qui représente à peine 0,45% des personnes déficientes visuelles, et ce pourcentage est en constante diminution.Par ailleurs, la majeure partie des personnes déficientes visuelles est malvoyante. Pour ces consommateurs, l’existant ne répond que très épisodiquement à leurs besoins. On constate un manque récurrent de contraste et de hiérarchisation de l’information mais aussi une hétérogénéité typographique ; tout ceci contribuant à une communication visuelle confuse.

La communication des produits alimentaires s’adresse uniquement aux voyants. Pour apporter concrètement des solutions et répondre aux besoins de tous, c’est la communication globale des produits qui est à repenser.

 

Le projet « Fermer les yeux pour voir » s’est engagé dans cette voie et répond au problème d’identification des produits alimentaires à travers un travail sur l’étiquetage du produit et sur le packaging en lui-même. D’une part, la conception d’un système d’informations sensorielles permettra la reconnaissance des packagings occultant leur contenu comme les boîtes de conserve ou les bouteilles de jus de fruits ; d’autre part, la conception de packagings pour les produits secs permettra une lecture tactile de l’aliment lui-même, pour parvenir à son identification. L’ensemble des informations visuelles sera traité  selon les attentes des personnes malvoyantes. Le projet développe ainsi des informations tactiles pour les aveugles de naissance et les aveugles tardifs et des informations visuelles pour les personnes malvoyantes. Cette nouvelle communication graphique et tactile permet de s’adresser à l’ensemble du public déficient visuel.

Par extension, ce projet aide les étrangers ou illettrés ; le simple aspect visuel n’aidant pas toujours à déterminer la nature exacte du produit lorsqu’on ne peut avoir recours au texte. Pour les voyants, c’est une identité visuelle plus claire qui se met en place et qui apporte une valeur pédagogique, notamment pour les enfants, en informant sur la nature du produit que l’on consomme.

 

EN. 

When brands think about the problem of identifying food products, they respond using braille. This initiative, even though laudable because it deserves to exist, shows that none of the studies have led to precisely defining the problems in order to resolve them. The Braille initiative of marking on packaging is more a wish to improve an image of closeness to the consumer than bring any real help. Indeed, full command of Braille is almost the reserve of people who have been blind since birth, who represent a tiny proportion of sight deficient people. Most blind people have become blind later in life and it’s difficult for them to learn this language. We estimate that only 10% to 15% of blind people have this skill. This represents around 8,000 people or barely 0,45% of sight deficient people. This percentage is in constant decrease. For partially sighted consumers, the current labelling only seldom resolves their needs. We notice a current lack of contrast and information prioritisation, and also a typographic heterogeneity. All this results from confused graphic design.

Food graphic design only addresses the needs of sighted people. To bring concrete solutions, all graphic approaches have to be rethought.

 

The project « Fermer les yeux pour voir » follows this route and responds to the problem of  identification of food products, by working on product labelling and the packaging itself. On the one hand, a sensory information system allows a person to recognise products whose packaging hide their contents, such as cans or juice bottles. On the other hand, package design for dried foods, allows a tactile reading of the food itself for identification purposes. An all-graphic design will be made according to partially sighted people’s needs. In this way, the project develops tactile information for blind people from birth and graphic information for partially sighted people. This new graphic and tactile design addresses the needs of all of sight-deficient people.

By extension, this project helps foreigners and people with reading difficulties, the sole visual aspect doesn’t always allow a person to determine exactly the product when he or she cannot read the text. For sighted people, a clearer graphic design sets up and brings an educational dimension, especially for children, by giving information about the food being eaten. At a time when the population is aging, this project involves everyone : the graphic designs of mass consumption products needs to evolve in order to respond to today’s needs.

 

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